30 juin 2008
Là-haut sur la montagne
Voici enfin l'été qui s'en vient avec ses douces soirées tièdes et paisibles à discuter ou à lire, ses randonnées qui nous font la peau dorée, les visites à la famille et aux amis, le régal de levants prometteurs et couchants flamboyants, et le bonheur d'être deux.
Bon été à tous.
Là-haut sur la montagne, l'était une jolie chapelle.
Les papillons amoureux... ou tout simplement deux amis discutant de la pluie et du beau temps ?
Cliquer sur les photos pour agrandir.
05 juin 2008
Merci
Mon amour, quel bonheur
Demain tu seras là
J'ai tant de chance...
Ce soir je n'ai plus peur
Demain je serai dans tes bras.
Tu es mon espérance...
Je laisse tout mon être
Près de toi s'envoler
Et ma profonde joie
Dans la musique s'exhaler.
Notes sublimes peut-être
Mais surtout douceur de t'aimer.
Le requiem de Mozart pénètre mon âme.
Mes rêves sont réalité.
Je barbouille mes journées aux couleurs de l'arc-en-ciel.
Je suis tombée en amour.
Amour plus fort et plus tendre de jour en jour.
Je ris et m'émeus pour des riens et des « tout ».
Moi qui rêvais tant
D'ailleurs
De ruisseaux chantants
D'autres rivages
D'autres contrées
D'autres silences
D'autres résonnances
D'autres battements de coeur
D'autres sourires
D'un Amour puissant et doux
Tout m'est offert.
Et pour cela, mon Amour, Merci.
Au jardin botanique de Strasbourg - 8 mai 2008.
14 mai 2008
Bon anniversaire ma fille !
Coucou ma grande,
Trente ans ! Tu vas avoir 30 ans... Mais qu'avons-nous fait de tout ce temps ?
Te souviens-tu quand tu portais ce joli costume de Blanche Neige ? Tu étais belle comme le jour et tu avais fabuleusement bien joué...
Le temps passe bien trop vite... et pourtant, là maintenant, j'aimerais qu'il saute, qu'il court, qu'il vole et se déplace à la vitesse de la lumière, qu'il passe le mur du son... pour arriver au 29 juin 2009 ! Et ce jour-là, arrêt sur image pendant les longs instants où nous savourerons nos retrouvailles, votre installation en Rhône Alpes (j'espère...).
Je vois que j'ai écrit "tu étais belle comme le jour"... mais tu es toujours très belle, très femme, Maman épanouie, heureuse... dans toute la splendeur et l'éclat de tes trente printemps.
Ta Maman qui t'aime.
Au jardin botanique de Strasbourg - 11 mai 2008
27 avril 2008
Alsace aimée... encore et toujours
Dernier
billet datant de fin mars ! Les jours, les semaines, les mois, les
années... passent à une allure qui me surprend de plus
en plus. Je ne poste plus beaucoup sur ce blog et c'est justement à
cause de ce temps (et grâce !) qui court plus vite que moi, que
j'apprécie de plus en plus de flâner dans le
jardin du Bon Dieu, gigantesque et rempli de merveilles. La seule
petite nostalgie qui m'étreint est de beaucoup moins écrire.
Lorsque j'ai débuté ce blog, j'écrivais environ
une fois par semaine, parfois deux. J'étais alors dans une
période de grande solitude et j'ai aimé venir raconter
mes joies, mes peines, mes espoirs et désespoirs. J'étais
encouragée par de nombreux et sympathiques commentaires, on me
disait que mon écriture était simple, fuide et belle. Une aide précieuse à guérir mes blessures et chagrins.
Aujourd'hui, je ne suis plus seule, je suis heureuse, j'aime et suis aimée, j'ai enfin trouvé l'épaule solide et consolatrice, la douce main qui emprisonne la mienne, le compagnon auquel j'ai tant rêvé.
Du coup, je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire, d'autres priorités sont là. Et je dois avouer que je me sens moins inspirée. Il me semble que j'écrivais mieux dans la douleur, comme certains grands compositeurs qui n'ont oeuvré que dans la détresse. Eh oui je suis une grande ! hihihi ! après tout je peux bien me faire ce compliment, je me sens tellement bien depuis que je suis si tendrement aimée ! Trève de plaisanterie, comment pourrais-je passer du temps devant mon clavier alors que cette belle cascade enchanta mes oreilles et mes yeux et que ces ruines d'une autre époque me firent châtelaine d'un jour. L'église de ce village alsacien était si belle dans la fin du jour alors que nous terminions notre randonnée ! Quant à Munster et ses nids de cigogne, un ravissement... nous sommes restés en contemplation, assis sur un banc, serrés l'un contre l'autre et plus rien n'existait que l'instant présent.
30 mars 2008
O vieillesse ennemie !
Ce matin, assise à la table de la cuisine chez mes parents, je préparais une compote pour Maman. A ma droite au bout de la table, se tenait mon père, l'oreille collée à son petit transistor dont s'échappaient les notes plaintives d'un accordéon jouant un air d'autrefois. Un paso doble, oui c'est ça, un paso mélancolique et langoureux. A ma gauche, dans son fauteuil, Maman semblait loin, très loin de moi. D'un côté comme de l'autre, je voyais leurs visages ravagés par la même souffrance. Maman me dit « c'est trop triste à écouter », et elle se boucha les oreilles en gémissant. Mon père avait la tête entre les mains, visage fermé. Et moi j'effectuais mon épluchage de pommes, tandis qu'une grosse larme roulait sur ma joue et ploc vint s'écraser sur la feuille de l'olivier de la toile cirée.
Le rituel du dimanche matin se déroulait là : accordéon et chansons d'autrefois, du temps de « leur » jeunesse, du temps où ils étaient vaillants, en bonne santé, sans pourtant avoir su/pu/voulu saisir et savourer les petits bonheurs qui passaient par là, sans avoir su/pu/voulu s'aimer, se le dire et se le montrer. Je voyais bien qu'en cet instant ils repensaient à toutes ces années enfuies, à ce bon temps qui aurait pu réellement l'être, au gâchis d'une vie construite sur la haine, à ces presque soixante ans de désamour. Et aujourd'hui que leurs corps se décharnent, usés et abîmés par la maladie, que leur mental est au plus mal, ils ne savent/peuvent/veulent se tenir la main, se soutenir dans les épreuves, et essayer de se parler pour tenter de faire face à la grande angoisse d'une fin de vie certainement assez proche.
Je rentre de ce week-end inquiète, triste, déstabilisée. J'espère ne jamais connaître une telle tourmente. Je souhaite rester amoureuse, attentive, sereine, heureuse, tout comme aujourd'hui.
Comme pour atténuer mon chagrin, une superbe nouvelle me tomba dessus : non seulement mon fiston sera Papa pour la première fois à la fin de l'été, mais ma fille mettra au monde son troisième enfant fin novembre !
15 mars 2008
Vacances hors saison
C'est
fait ! Me voilà l'heureuse détentrice d'un billet de
loterie (non !
bien mieux que ça !) d'avion. Détentrice... ce mot
n'est pas très joli à mon goût, mais
propriétaire cela fait très immobilier. Bref, je vais
prendre le gros avion qui va voler, voler, voler de toutes ses ailes
déployées, nous franchirons le grand océan, des
heures durant, jusqu'au moment tant attendu, bouffée d'émotion
garantie, fleuves et forêt amazoniens vus d'en haut, le sol
guyanais. Serrer nos petits dans nos bras, enfin ! Oh ce n'est pas pour tout de suite, il faudra attendre
l'automne, mais avoir ce billet, là devant mes yeux, c'est
déjà commencer le voyage. Les enfants, faites provision
de 'tit punch, les mamies arrivent !
Lumineuse la vie, comme les fleurs du printemps.
02 mars 2008
Errance dominicale
En ce tiède dimanche d'un début mars printanier que la société de consommation a qualifié de fête des grands mères, une mamie, seule et désemparée, s'assied sur le banc devant le manège des enfants. Non non, pas d'enfant à accompagner, elle est juste venue s'imprégner du bonheur des autres. La musique enfantine réjouit les enfants, de petites lumières clignotent au plafond, les mamans papotent, quelques grands parents surveillent, émus, tel petit garçon conduisant un gros camion de pompier ou cette petite fille s'agrippant aux oreilles d'un tigre. Certains enfants crient et chantent, d'autres se laissent bercer, les yeux dans le vague, rêvant à je ne sais quelle aventure.
Cette mamie, c'est moi. Mes petits sont toujours au-delà de l'océan, si loin, trop loin...
En quittant ce banc, j'esquisse un sourire et une pensée tendre m'envahit... mon fils, mon Tanguy, sera papa pour la première fois fin août, quand les journées se feront encore douces. Les premiers colchiques accueilleront ce bébé que j'aime déjà de tout mon coeur de mamie.
29 février 2008
Mon petit coin de Savoie sans neige
Par un beau soir, la Chartreuse flamboie.
Ce même soir, village près de chez moi.
Les primevères décorent les talus.
La chapelle des vignerons à Jongieux.
Propres et nettes, les vignes, attendent le printemps.
Vignobles au pied de la Dent du Chat.
21 janvier 2008
Printemps en janvier
La Croix du Nivolet se découpant sur l'azur du ciel.
Le soleil a rendez-vous avec la lune.
Le soir tombe, nous offrant un flamboiement magnifique.
Il se fait tard, cette fois-ci il faut vraiment rentrer.
A regret, mais heureux et émerveillés, nous redescendons.
La beauté de cette lumineuse journée ne nous quitte pas, la lampe frontale nous est toutefois bien utile !
16 janvier 2008
Déjà la mi-janvier !
Demain c'est jeudi, puis vendredi, youpie ! la semaine se termine, froide, humide, sans soleil
et sans lumière. C'est l'hiver pardi mais quand même, il
exagère le soleil de se cacher ainsi ! (comme un Ra quoi...)
Ma semaine fut bonne, beaucoup de travail en ce début
d'année, j'aime. Fuite du temps. Ce n'est pas que je souhaite
qu'il file file file, mais autant qu'il en soit ainsi au boulot,
j'arrêterai les aiguilles ce week-end.
Mon week-end
justement, le dernier, fut bien chargé. Dès le vendredi
soir : voeux du maire à 19h où je n'ai fait qu'une
courte apparition, il me fallait filer chez Angelarnaud qui
m'attendaient pour diner - pas vraiment léger, une tartiflette
et une galette à la frangipane... Pralinette reine d'un jour,
reine toujours soir.
Samedi
matin je prenais la route de mon Bourbonnais natal. O surprise (et lègère inquiétude) en
ouvrant les volets, le paysage avait revêtu sa robe blanche. Au
fil des kilomètres, il redevint de pluie et de gris.
Samedi
après-midi, avec ma petite Maman, nous avons fait un
grand feu dans le pré, de toutes les branches d'arbustes que
j'avais coupées en octobre. Personne ne s'était
inquiété de ce tas inesthétique...
Nous avons eu bien du mal à obtenir un beau brasier malgré
les kilos de journaux que j'avais mis pour réchauffer le bois.
Il a fallu que je supplie mon père de nous donner un peu de
fioul.
Puis nous sommes allées faire une petite balade à
pied, il faisait bon, un beau soleil rasant nous réchauffait
le coeur et le corps.
Le soir nous avons voulu regarder un peu la
télévision mais à 21h15 nous baillions à
nous décrocher la mâchoire et nous sommes allées
nous coucher.
Dimanche matin, petit tour au bourg, voir un peu de monde,
acheter des petites quiches chez le boucher ambulant sur la place de
l'église, passer chez Madame Lamotte et lui offrir un petit
agenda. Rencontre et conversation avec monsieur le maire qui faisait les
courses tandis que sa dame chantait à l'église, oui oui
on l'entendait du dehors ! Il nous a confié ne pas se représenter
aux prochaines municipales, ras le bol, juste une immense envie de
cocooner le tout nouveau petit bébé que sa fille a mis
au monde. Bon, pourquoi je raconte tout ça ici, vous ne
connaissez pas ces gens ! Mais moi je les connais et je les aime et
les côtoyer me fait grand bien.
Grand
bien-être aussi pour moi d'avoir repris une activité
chorale et les cours de yoga. De part et d'autre, je fus accueillie
avec chaleur et amitié.
Cette semaine, j'ai eu la grande
joie d'entendre la voix de Fifille chérie. Cela faisait
quelques jours que j'essayais d'appeler, mais les lignes entre
métropole et Guyane étaient kapout, une fois de plus.
Petithéo a une conjonctivite assez sévère,
quelle fichue contrée ! Toujours un truc de travers.
Sinon
rien de bien extraordinaire sous le soleil qui ne brille pas, mais
allons, le printemps n'est plus très loin.
Au fait, bonne année 2008 à tous ceux qui passent par ici, je vous souhaite plein de petits bonheurs quotidiens qui font la vie belle et douce.





















